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Phoenix en-vie de rire !

Mort ou renaissance ?

A toi qui me lis. J’ai reçu ces derniers jours, suite à la parution du Journal des Petits Riens des messages qui m’incitent aujourd’hui à être plus claire que ce que j’ai pu paraître. Oui le chemin du Conservatoire des Arts de l’Etre tel qu’il était s’arrête. J’aime les courbes, les bosses, les mystères au détour d’un buisson, l’émerveillement face à ce qui surgit, la ferveur et l’intense. Tout ce qui m’épanouit me bouscule m’interroge est une source de naissance. Dans chaque nouvelle goutte d’eau je puise mes forces pour ce qui vient. Surtout ne pas boire l’eau stagnante du torrent, surtout.

Le Conservatoire des Arts de l’Etre ne referme donc pas ses portes définitivement mais il doit mourir à lui-même à savoir à la forme qu’il revêtait jusqu’à ce jour pour naître à autre chose qu’il ignore encore. Je ne saurai te dire combien de jours de mois ou d’années il lui faudra pour se délivrer de ses anciens oripeaux, mais sache que ses fondations sont robustes et ses murs forts de tes passages. Quelques secrets de ton être y sont enfouis ; comment pourrais-je alors lui tourner le dos et ignorer tant de beautés ? Non. La Vie m’invite simplement à refermer les portes du Conservatoire avec délicatesse et déférence et à plonger en moi pour y trouver un chemin de paix. Sais-tu que Je vais apprendre à tisser ?!  Non à tisser de la laine mais à tisser du lien, de la douceur de vivre et des élans de cœur. Tisseuse, quel joli devenir ne trouves-tu pas ? J’aimerais un jour être tisseuse de paix, apprendre toujours et encore à semer de la Vie par-ci par-là au gré de mes chemins et de mes rencontres. Oui j’en conviens je ne serai jamais qu’une apprentie mais j’adore apprendre alors…

Et sais-tu encore ? Eh bien, le clown c’est un sacré semeur de Vie et un fou-sage tisseur de paix ! Il nous raccommode avec nous et avec l’autre ; il nous fait aimer la Vie. Comment peux-tu croire un seul instant que je puisse l’oublier ? Il est cette lumière en moi qui m’empêche de m’éteindre, il est cette passerelle qui m’invite à la rencontre, la mienne la tienne. Il est chemin de paix, amour tout à la fois.

Les étoiles au loin m’attendent. Je ferme ici ce petit journal avec ces mots de Martin Luther King « si l’on m’annonçait que la fin du monde est pour demain, je planterais quand même un pommier ».

Au revoir à bientôt…

Et si le coeur te dit, si la peur t'éloigne de toi-même, rejoins-nous cet été au bord de mer "De la peur à la confiance"..